Se mettre en scène 

La session est à Sainte Marie un seuil pour l’année qui s’ouvre :

  • arche d’accueil des nouveaux hypokhâgneux
  • mise en bouche appétissante pour les khâgneux avec un commencement sur les chapeaux de route
  • expérience pour tous de la saveur propre à l’éclairage pluridisciplinaire d’une question complexe.

Cette année, nous sommes partis d’un phénomène contemporain qui interroge notre manière d’être au monde et en relation avec les autres : le selfie. N’est-il que l’expression contemporaine de la quête de soi, ou la marque d’un nouveau narcissisme ? Plus largement est-il nécessaire, condamnable, efficace de se mettre en scène ? Du sourire de l’hôtesse de l’air à la mise en scène de la grâce de Dieu dans les Confessions de Saint Augustin,  de la sphère intime de l’autobiographie au retournement de la foule romaine par le discours d’Antoine dans le Jules César de Mankiewicz,  de Napoléon à De Gaulle,  de la peinture de l’Amérique par Grant Wood aux stratégies festives ou autoritaires des villes … : la prépa littéraire s’est mise en scène dans sa capacité à croiser les disciplines, les méthodes, les supports (peinture, poésie, films…), les époques, pour rendre intelligible une dimension importante de nos existences.